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Les Canadiens contribuent à la technologie spatiale et des communications depuis les débuts de la course vers l'espace. Tout a commencé quand le programme Avro Arrow a été annulé en 1959, et plus de 30 ingénieurs canadiens sont allés travailler au Texas et en Floride où ils ont aidé l'équipe de la NASA à diffuser les premières images de la lune dix ans plus tard. Grâce au lancement d'Alouette 1, en 1962, le Canada est devenu le troisième pays au monde à mettre en orbite son propre satellite capable d'assurer la surveillance de l'ionosphère depuis l'espace. Le premier astronaute canadien, Marc Garneau, s'est joint à l'équipage du Challenger en 1984, et depuis, des astronautes canadiens participent aux missions à bord de la navette spatiale. Le Canada est également en tête des autres pays dans le secteur des systèmes de télédétection depuis que la NASA a lancé en 1972 les satellites d'observation des ressources de la terre, conçus avec l'aide du Conseil consultatif canadien de télédétection. Cette technologie est utilisée pour observer l'étendue de la déforestation sur la planète, surveiller les répercussions de vastes projets tels la construction de barrages, améliorer les cartes et même détecter les bâtiments qui présentent des lacunes au niveau de l'isolation. Et n'oublions pas le Canadien d'origine montréalaise William Shatner, qui nous a fait participer à la vie du capitaine James T. Kirk et de l'équipage de son vaisseau Enterprise par le truchement de la télévision. Les autres initiatives du Canada dans les domaines de l'espace et des communications incluent celles-ci :
- Le Canadarm 2, une version plus solide et plus mobile du bras robot qui effectue différentes tâches en orbite depuis les années 1980, est un outil essentiel à l'assemblage de la Station spatiale internationale. Il y a aussi Dextre, la contribution humanoïde du Canada à la recherche spatiale, un robot relocalisable hautement perfectionné à deux bras pour la station spatiale.
- Une étude réalisée à bord de la Station spatiale internationale, dirigée par Ann Rose de l'Université de la Colombie-Britannique, a comme sujet la stabilité génétique, la croissance des muscles muscle et le développement de vers microscopiques en microgravité. Les résultats pourraient guider les prochains projets de recherche spatiale pour les humains.
- La compagnie Canadian Arrow de London, en Ontario, tente de mettre la main sur le Prix Ansari X, d'un montant de
10 millions de dollars, qui sera décerné au premier constructeur d'un vaisseau spatial financé par des sources privées qui lancera trois personnes dans l'espace deux fois de suite puis les ramènera sur Terre sains et saufs. Le groupe Projet da Vinci de Toronto compte élever son vaisseau à une altitude d'environ 24 kilomètres au-dessus de la Terre à l'aide d'un ballon gonflé à l'hélium, puis allumer ses moteurs.
- L'Agence spatiale canadienne fera équipe avec la NASA lors du lancement d'un engin spatial qui devrait se poser sur Mars en 2008. La mission aura pour objectif l'analyse du sol pour documenter l'histoire géologique de la planète route et chercher d'éventuelles traces de vie. Dirigée par Allan Carswell de l'Université York, l'équipe canadienne utilisera la technologie du radar à laser, le lidar, pour étudier les conditions atmosphériques et climatiques de la planète.
- Depuis le lancement d'Alouette 1, le Canada fait figure de chef de file dans la construction de satellites pour les réseaux de communications et l'observation de la Terre. Le Radarsat 2, dont le lancement est prévu pour 2005, utilise des radars qui serviront à l'avancement des applications du satellite dans des domaines tels les secours en cas de catastrophe et les prévisions météorologiques.
- Si un enfant, où qu'il se trouve dans le monde, nécessite l'avis d'un deuxième médecin sur la maladie respiratoire dont il est souffre, le Hospital for Sick Children de Toronto répond via le réseau de télémédecine. La vidéoconférence permet au personnel et aux patients d'avoir des entretiens face-à-face, et les serveurs Internet accélèrent le transfert de données sur le patient; souvent, l'enfant peut obtenir des soins immédiats, même à la maison.
- Depuis des millions d'années, des météorites bombardent la planète Mars et délogent des bouts de rocher qui sont propulsés dans l'espace, et certains de ces fragments rocheux ont atteint la Terre. En comparant les météorites martiennes découvertes sur la Terre à celles examinées par les minirobots mobiles qui sillonnent la planète rouge, Christopher Herd de l'Université de l'Alberta étudie les différences dans l'évolution des deux planètes.
- L'Observatoire Jarnac, depuis lequel on sonde les cieux à la recherche de comètes susceptibles d'entrer en collision avec la Terre, a été aménagé à l'extérieur de la petite ville de Vail, en Arizona, et est dirigé par l'astronome canadien David Levy. Il a donné à l'opération le nom de l'étang Jarnac, près de Ripon, au Québec, en souvenir du temps où il était jeune et vivait à Montréal et venait passer du temps à cet endroit. C'est à cette époque qu'il est tombé pour la première fois amoureux des étoiles.
- Les neutrinos émis par le soleil et qui bombardent constamment la Terre sont difficiles à détecter, pourtant ils pourraient expliquer la " matière noire " qui compose 95 pour cent de l'univers. Les scientifiques ont donc entrepris de " capturer " des neutrinos à l'Observatoire de neutrinos de Sudbury. Le détecteur a été construit à deux kilomètres de profondeur dans la mine de nickel Creighton d'INCO Ltée.
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