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Alain Branchaud et Andrée Gendron | David Loewen Sentinelles Petitcodiac ![]() |
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Andrée Gendron et son partenaire Alain
Branchaud se sont fait les champions
d'un poisson, mais d'un poisson bien particulier. Découvert en 1866 et maintenant inscrit sur la liste des espèces en danger de disparition, ce poisson vit uniquement au Québec, ce qui a amené M. Branchaud et Mme Gendron, deux amants de la nature, à agir pour lui assurer une présence concrète dans la province. Non seulement le couple s'est donné comme objectif de restaurer les rares frayères de l'espèce, mais aussi il l'a rebaptisée. Anciennement appelé « suceur cuivré », le poisson est maintenant connu sous le nom de « chevalier cuivré ». Et, dans le cadre d'une opération de marketing que tout expert reconnaîtrait comme un coup de maître, l'espèce orne maintenant l'étiquette d'une bière brassée exclusivement pour cette occasion.
« Nous souhaitions trouver un moyen d'intégrer cette espèce à l'esprit collectif, au patrimoine canadien », a déclaré Alain Branchaud. Avec Andrée Gendron, il s'est allié à la brasserie locale Les Brasseurs RJ pour créer la « Rescousse », une nouvelle bière ayant comme effigie le chevalier cuivré. Les profits des ventes sont acheminés à la Fondation de la faune du Québec, qui s'en sert pour financer la restauration de l'habitat vital de l'espèce et d'autres espèces menacées. Le groupe a récemment conçu une autre bière, l'« Escousse », qui donnera également la vedette à des espèces en danger de disparition, à commencer par le pluvier siffleur. C'est une idée qui arrive clairement à point nommé. En Ontario, une autre bière a été mise sur le marché spécialement pour rescaper une espèce menacée, la tortue molle à épines de l'Est. q Cochez cette case pour retenir ces finalistes. |
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Après des années de travail
en recherche environ-
nementale, David
Loewen a fini par se lasser des contraintes inhérentes à l'appareil gouvernemental et aux grandes organisations environnementales. Convaincu que le vrai changement doit se produire au niveau communautaire, il s'est donné comme mission de sensibiliser les gens au sort du saumon du Pacifique et, par son exemple, de les inciter à apporter des changements positifs dans leur mode de vie. Ainsi, en juin 2001, à 27 ans, il a enfourché son vélo pour amorcer un parcours, le Wild Salmon Cycle, correspondant à l'aire traditionnelle de répartition du saumon du Pacifique. Cette longue expédition de 10 000 kilomètres l'amènera d'Inuvik (Territoires du Nord-Ouest) à Los Angeles.
Au fil de son trajet, il aura rencontré plus de 200 groupes pour jeter les fondements d'un réseau d'initiatives populaires, et pris la parole à des dizaines d'écoles. Il espère également recueillir 200 000 $ pour lancer un programme nommé Salmon Watch qui portera sur l'observation des saumons sauvages dans leur habitat naturel. Après avoir obtenu des réactions plus que positives durant la première moitié de son périple, David a passé l'hiver au Yukon, afin d'y élaborer un plan de gestion du saumon pour la Première Nation Nacho Nyak Dun. Il compte reprendre son vélo ce printemps, pour mener à terme son équipée vers le mois de juin. Pour lui, la cause qu'il défend en vaut clairement la peine. « Le saumon est une icône culturelle et une espèce clé dans tous les écosystèmes qu'il habite. Sa disparition n'aurait que des effets négatifs. » q Cochez cette case pour retenir ce finaliste. |
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Le bassin versant de la rivière Petitcodiac, qui couvre 3 000 kilomètres carrés, représente un riche patrimoine naturel, culturel et historique. Depuis la construction d'une route sur digue traversant la Petitcodiac, en 1968, cet écosystème estuarien macro-tidal situé dans le cours supérieur de l'intérieur de la baie de Fundy est au cœur d'une des plus longues luttes environnementales au Canada. Depuis dix ans, cinq des espèces marines de la région ont disparu du bassin, qui continue de recevoir les lixiviats toxiques de l'ancienne décharge de Moncton. Le fameux mascaret qui constituait autrefois une spectaculaire attraction touristique n'est plus aujourd'hui que l'ombre de ce qu'il était.
Déterminé à redonner au secteur sa gloire d'antan, le groupe des Sentinelles de la Petitcodiac est devenu le champion de cet écosystème. Actuellement composé de 250 membres, le groupe a officiellement vu le jour en 1999, en devenant la première section canadienne de l'International Waterkeeper Alliance. En mettant l'accent sur l'application des lois environnementales et les enjeux communautaires, les Sentinelles croient qu'il est encore possible de rescaper l'écosystème de la Petitcodiac. En remplaçant une partie de la route sur digue par un pont partiel, on pourrait libérer le passage naturel du poisson et alléger le problème d'envasement. La remise en état complète de l'écosystème s'avèrera un objectif plus imposant, mais les Sentinelles ont pour philosophie de procéder par petites étapes. « Il s'agira du plus vaste projet de restauration fluviale au pays, soutient le directeur exécutif Daniel Leblanc. Mais nous avons bon espoir de rétablir complètement la santé de l'écosystème. » q Cochez cette case pour retenir ce finaliste. |