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Fédération canadienne des municipalités | Wayne Roberts Save the Oak Ridges Moraine Coalition
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Lorsqu'il s'agit de rationaliser les politiques énergétiques canadiennes, la Fédération canadienne des municipalités (FCM) mène le peloton. Dans la foulée du virage résolument axé vers l'avenir qu'elle a opéré durant la dernière décennie, la FCM consacre ses efforts à l'instauration d'une nouvelle infrastructure et à la mise au point de nouveaux procédés énergétiques durables, efficaces, écosympathiques et, en même temps, plus économiques à long terme.
Constituée comme groupe national de pression en 1901, la FCM est devenue pour les gouvernements municipaux du Canada une tribune qui leur permet de porter directement à l'attention des décideurs fédéraux les préoccupations communes des populations locales. L'an dernier, la FCM a doublé le budget accordé à son programme des Fonds municipaux verts, qui a pour but d'améliorer la performance environnementale des municipalités canadiennes. Ce programme comporte deux volets : le Fonds d'habilitation municipal vert (doté de 50 millions $) et le Fonds d'investissement municipal vert (200 millions $). Ce dernier vise à financer des projets innovateurs contribuant à assainir l'air, les eaux et les sols en milieu municipal, à contrer les changements climatiques et à promouvoir l'utilisation des ressources renouvelables. Pour améliorer la qualité de notre environnement, affirme Louise Comeau, analyste principale en politiques, tous les ordres de gouvernement doivent assumer leurs responsabilités respectives, y compris les municipalités. « Nous pouvons contribuer en offrant des subventions et des prêts à faible taux d'intérêt aux projets qui impliquent une démarche suffisamment avant-gardiste, déclare-t-elle. Il appartient alors aux populations de ces municipalités de soutenir les projets et d'observer volontairement les nouvelles politiques environnementales. » |
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Pour Wayne Roberts, son chemin de Damas a pris la forme d'une route bordée d'arbres à Temagami, en 1989. Lors d'une manifestation contre l'exploitation forestière, il s'est fait apostropher par un travailleur forestier en colère : « Écosystème? Parlons plutôt d'égosystème. Après avoir asphalté le sud de l'Ontario, vous voulez nous refuser de partager votre train de vie! »
Syndicaliste de longue date, mais relativement nouveau venu dans le mouvement environnemental, M. Roberts a réalisé que les deux causes n'étaient pas inconciliables. Depuis, il consacre son énergie à démontrer que ce qui est bon pour l'environnement est également bon pour l'emploi et les gens ordinaires. « C'est une vision qui intègre le bien-être économique, social et environnemental », affirme-t-il. Peu après son retour à Toronto, M. Roberts a fondé la Coalition for a Green Economy, qui travaille à l'avènement de collectivités conformes à cette vision. L'homme qui s'est déjà qualifié de « maître plaignard » s'est maintenant adonné entièrement à la résolution de problèmes, et la Coalition a parrainé des projets communautaires et des écoentreprises visant aussi bien la rénovation écoénergétique des bâtiments que l'adoption de technologies intelligentes. La production alimentaire urbaine est la passion actuelle de M. Roberts. À titre de coordinateur de projets pour le Conseil de la politique alimentaire de Toronto, il estime que l'alimentation est l'outil d'action sociale par excellence. « L'alimentation peut être un agent de changement. C'est une façon, pour les gens, d'agir individuellement et concrètement . » |
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Juste au nord de Toronto serpente une ceinture de verdure ponctuée de collines ondoyantes, de vallées boisées et de lacs « kettle » qu'on appelle la moraine d'Oak Ridges. Sur une longueur de 160 kilomètres, depuis le lac Rice à l'est jusqu'à l'escarpement du Niagara vers l'ouest, et d'une largeur moyenne de 13 kilomètres, la moraine est un écosystème de till dont les lacs et les aquifères souterrains approvisionnent des douzaines d'importants cours d'eau ontariens, notamment les rivières Don et Humber.
En réaction aux menaces d'étalement urbain, des citoyens soucieux de leur environnement se sont regroupés en 1989 pour former la coalition STORM (Save the Oak Ridges Moraine). « Au départ, nous étions quelques petits groupes qui avaient besoin de se soutenir mutuellement pour assurer la protection de la moraine », se remémore Dorothy Izzard, membre fondateur. Tout au long de son existence, la coalition a su conjuguer éducation et conscientisation, en collaborant avec les autorités gouvernementales pour réaliser ses buts. Aujourd'hui, avec plus de 25 groupes membres (et 180 membres individuels), STORM continue de faire contrepoids aux grands promoteurs municipaux qui souhaitent exploiter les ressources d'eau douce de la région. En 2001, la coalition s'est alliée à d'autres groupes pour lancer une campagne qui a mené à l'adoption de la Loi sur la conservation de la moraine d'Oak Ridges. À l'heure actuelle, une zone centrale protégée a été désignée, et d'autres secteurs accueilleront certains usages récréatifs et agricoles bien circonscrits. « Nous surveillerons maintenant l'évolution de la situation, tout en continuant d'encourager une planification judicieuse », d'ajouter Mme Izzard. |