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Rita Banach | Monique Fitz-Back Tim Grant et Gail Littlejohn | Marcel Lafleur et Jean Robitaille ![]()
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Rita Banach est l'âme agissante du Groupe vert, un organisme d'éducation environnementale qui œuvre un peu partout au Canada et à l'étranger. Depuis sa fondation en 1991, ce groupe a fait participer environ 250 000 enfants aux programmes Déjeuners sans déchets, Compostage des déchets alimentaires, l'Équipe verte, le Club écologique et Eco-Pals qui apparient des jeunes de différents endroits pour les faire travailler ensemble à toute une série de projets verts.
Découragée par la lenteur bureaucratique, Rita Banach a commencé à se porter bénévole pour diriger des projets environnementaux dans les écoles de ses enfants, notamment en organisant des foires environnementales ou en faisant la promotion des déjeuners ou des collations sans déchets. « Le projet a commencé à prendre corps dans une école, dit-elle, pour s'étendre d'abord à Toronto, ensuite au sud-est de l'Ontario et finalement au Canada tout entier. » Les projets du Groupe vert encouragent les enfants à trouver des solutions inédites aux problèmes environnementaux locaux et à se renseigner également sur les autres localités. Par exemple, on leur demande d'imaginer un avenir où tous les problèmes ont été résolus, et ensuite, de s'efforcer de trouver des solutions possibles. La dernière démarche de Rita Banach jusqu'ici a été de participer au lancement du programme Eco-Pals pour la sauvegarde des eaux des Grands Lacs, programme qui met en rapport des enfants canadiens avec d'autres jeunes copains environnementalistes au sud de la frontière. Aujourd'hui, les enseignants canadiens se rendent compte que profiter des cours d'histoire ou de mathématiques pour faire de l'apprentissage environnemental peut faciliter l'apprentissage des matières obligatoires et les rendre plus agréables à suivre. C'est une formule qui plaît aux enseignants à tous les niveaux selon Mme Banach. q Cochez cette case pour retenir cette finaliste. |
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Ce qui motive Monique Fitz-Back et lui donne autant d'enthousiasme pour l'Établissement vert Brundtland est d'une simplicité désarmante. « Il s'agit de donner aux jeunes la reconnaissance sociale et les outils qui leur permettent d'apporter leur contribution », déclare cette enseignante d'expérience. Partisane de la « pensée écologique » à l'école, en 1992, Mme Fitz-Back a participé au lancement d'un programme dont le but était de mettre au point des mesures de sensibilisation des jeunes, surtout ceux du primaire. Maintenant, environ 600 écoles partout au Québec participent au programme des écoles vertes.
L'École verte ne consiste pas seulement à recycler, selon Mme Fitz-Back. C'est une méthode intégrée pour développer une conscience « écologique » chez les jeunes et chez les membres de la collectivité à partir d'un dialogue dont les fondements sont l'écologie, le pacifisme, la solidarité et la démocratie. L'un des projets a pour but de combattre la pauvreté, non seulement au Québec, mais partout dans le monde, et à convaincre les gens de tout âge de recycler et de réutiliser les contenants, à gérer leur consommation énergétique et à en verser les bénéfices à une cause donnée. Avec l'aide de la centrale syndicale du Québec(CSQ, anciennement CEQ), Mme Fitz-Back rassemble des enseignants, des parents et des dirigeants municipaux dans les écoles, de la maternelle jusqu'au niveau secondaire. « Ils viennent écouter et voir ce que font les enfants, assure-t-elle. C'est une bonne façon d'intérgrer les jeunes à la communauté. » Résultat : Mme Fitz-Back donne aux jeunes l'espoir de changer les choses dans la préservation de l'environnement. q Cochez cette case pour retenir cette finaliste. |
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En 1991, deux enseignants de Toronto ont trouvé un moyen de combiner les trois R environnementaux avec les trois R originaux. Inspirés par le magazine britannique Green Teacher, Tim Grant et Gail Littlejohn en ont lancé une version canadienne. Depuis, ils ont quitté l'enseignement pour se consacrer entièrement à leur travail d'édition en recrutant des éducateurs dans tout le pays pour collaborer à cette publication sans but lucratif qui compte maintenant 7 000 abonnés et qui a survécu à son prédécesseur britannique. « Comme nous sommes enseignants de métier, déclare Tim Grant, nous entendions parler de choses étonnantes que font certains éducateurs en matière d'environnement. Nous avons été emballés par l'idée d'en faire part à d'autres qui souhaitent écologiser leur école. »
Depuis 11 ans, plus de 1 000 éducateurs ont contribué à la bonne marche de Green Teacher qui renferme toutes sortes de trucs et de stratégies innovatrices pour inculquer aux enfants des notions pratiques de la nature et de leur environnement. Le magazine s'attaque à des questions régionales et planétaires; il ouvre l'esprit des enfants de deuxième année aux merveilles de la nature et va jusqu'à montrer aux écoles comment évaluer son influence écologique. Grant et Littlejohn ont transmis leur philosophie en publiant deux livres sur l'enseignement des sujets environnementaux et ils demeurent fort actifs dans le réseau de l'éducation et des communications environnementales. Aux dires de Tim Grant, « l'environnement est le thème idéal pour bien intégrer toutes les matières qui font partie du programme scolaire. Les enseignants apprennent en même temps que leurs élèves. Notre magazine leur fournit des histoires merveilleuses provenant de partout au Canada, histoires dont ils n'auraient jamais entendu parler autrement. » q Cochez cette case pour retenir ces finalistes. |
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Marcel Lafleur et Jean Robitaille sont des messagers de la cause écologique parmi la population scolaire et auprès des éducateurs chevronnés. Depuis plus de 10 ans, leur entreprise, ERE Éducation, a fourni des douzaines de ressources en éducation environnementale aux districts scolaires, aux entreprises gouvernementales et aux organismes sans but lucratif. Dernièrement, ils ont créé une série environnementale de 13 heures pour la télévision. Leur œuvre traite de thèmes comme le recyclage et l'énergie et de questions comme le multiculturalisme et l'immigration. Leur plus récente création est un ouvrage didactique sur le commerce équitable, un document destiné aux écoles primaires et secondaires. « Nous voulons aider les jeunes à comprendre le monde dans lequel nous vivons, déclare Jean Robitaille. Nous leur expliquons que les activités humaines peuvent avoir une incidence à la fois positive et négative sur le monde. »
Le message au cœur de leur ouvrage didactique et de leur atelier est que toute démarche compte, si petite soit-elle. « Nous voulons que les jeunes observent, comprennent et analysent le monde de l'information qui les entoure, affirme M. Robitaille. De cette façon, ils deviennent des agents de changement social. » Le travail de Marcel Lafleur et de Jean Robitaille a attiré l'attention de plusieurs pays francophones au-delà du Canada, ce qui les a incités à mettre sur pied des projets en Tunisie, à Haïti et au Maroc. q Cochez cette case pour retenir ces finalistes. |