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Mapping the Van Tat Gwich’in routes


Posted by in The Polar Blog on Friday, April 24, 2015



A party of trail-breakers, (left to right) elder Joel Peter, Joseph Bruce and David Frost, reopening the Vihsrainjik route to Chuu Tl'it in Feb. 2012. (Photo: Esau Shafer ©VGG 2012)

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An intricate network of trails and water routes overlays the northern Yukon’s Old Crow Flats, the ancestral homeland of the Van Tat Gwich’in. These are the pathways the people of this northern First Nation have used for millennia to move around their territory, hunting, fishing, trapping, gathering berries and plants, coming together in gatherings and travelling into the Northwest Territories and Alaska to visit relatives and trade. Until recently, the maps of most of these routes existed only in the minds of those familiar with them, but the Van Tat Gwich’in — who for years have been making meticulous records of their own cultural heritage — have changed that. The ambitious Van Tat Gwich’in Navigation Systems Project, now in its final stages, makes an enormous amount of knowledge about the routes readily available.

Anthropologist Shirleen Smith has been working for the Van Tat Gwich’in for more than 15 years. “People’s patterns and modes of travel have changed over time,” she explains. “The trails and routes are important because they give access to the places people still need to go. The elders could see that the knowledge of many of the routes was in danger of being lost, because most young people don’t know them.”

Directed by a local heritage committee, Smith and Van Tat Gwich’in researchers began in 2011 by talking with the experts. “We interviewed older people who remembered the routes that are no longer used, and active hunters who regularly use trails. Middle-aged and younger people who had been raised by their grandparents were a good source; their grandparents had passed on the knowledge to them.”

Then the researchers travelled each route from one end to the other — by foot, boat, snowmobile or helicopter — noting the GPS coordinates, taking photographs and videos, and listing place names and important features such as burial sites.

Four years later, 37 routes have been mapped and there are hundreds of photos, a long list of place names and videos of the trails. Gwich’in and English signs and trail markers now identify important places and mark the head and foot of portages.

Some abandoned trails will be reopened, a task which “shrubification,” an effect of climate change, has made more difficult. “There are more shrubs now,” says Smith. “The less-used trails grow over quickly. On trails that follow creeks the willows and alders get very dense, making it hard to travel. Reopening a trail is much more work than it used to be.” Other trails will remain overgrown, she explains. “Many of the old dog-team trails aren’t practical today, because they’re difficult for snow machines. They’re narrow and have steep climbs and drops, especially near creeks. Dogs can handle that kind of terrain more easily than snow machines.”

The success of the Van Tat Gwich’in projects, says Smith, is a testament to the people on the heritage committee and the elders who preceded them. “They want accurate information for themselves and are determined to get it. They’re recording their heritage, not as an academic exercise, but as living knowledge that people can use.”


This is the latest in a continuing blog series on polar issues and research presented by Canadian Geographic in partnership with the Canadian Polar Commission. The polar blog appears online every two weeks at cangeo.ca/blog/polarblog, and select blog posts are featured in issues of Canadian Geographic. For more information on the Canadian Polar Commission, visit polarcom.gc.ca.



 

Cartographier les sentiers du peuple Van Tat Gwich’in

Un groupe d’ouvreurs de sentiers (gauche à droite), l’aîné Joel Peter, Joseph Bruce et David Frost, rouvre la route Vihsrainjik à destination de Chuu Tl’it en février 2012. (Photo: Esau Shafer ©VGG 2012)

Un réseau complexe de sentiers et de voies navigables sillonne la plaine Old Crow (Yukon), la terre ancestrale des Van Tat Gwich’in. Voilà les routes que cette Première nation nordique emprunte depuis des millénaires pour se déplacer sur le territoire, et aussi pour chasser, pêcher, piéger les animaux, cueillir baies et plantes, se rassembler et se rendre aux Territoires-du-Nord-Ouest et en Alaska pour visiter des parents et faire le commerce. Jusqu’à tout récemment, les cartes de la plupart de ces routes n’existaient que dans l’esprit de ceux qui les connaissaient, mais les Van Tat Gwich’in — qui depuis des années consignent méticuleusement leur patrimoine culturel — ont tout changé. L’ambitieux Projet sur les systèmes de navigation des Van Tat Gwich’in, en cours de réalisation, permet un accès facile à une masse de connaissances sur les routes.

L’anthropologue Shirleen Smith travaille pour les Vat Tan Gwich’in depuis plus de 15 ans. « Les habitudes et les modes de déplacement des gens ont changé avec le temps », explique-t-elle. « Les sentiers et les voies navigables sont importants, car ils permettent aux gens de se rendre à destination. Les aînés comprenaient que les connaissances sur bien des routes risquaient de disparaître, car la plupart des jeunes les ignorent. »

Sous la gouverne d’un comité patrimonial local, Smith et des chercheurs Van Tat Gwich’in ont commencé leur travail en 2011 en parlant aux experts. « Nous avons interviewé des aînés qui se rappelaient de routes abandonnées et des chasseurs actifs qui empruntent régulièrement les sentiers. Les personnes d’âge moyen et les plus jeunes, élevés par leurs grands-parents, étaient de bonnes sources de renseignements, car leurs grands-parents leur avaient transmis ce savoir. »

Les chercheurs ont ensuite parcouru les sentiers du début à la fin — à pied, en bateau, à motoneige ou en hélicoptère — en notant les coordonnées GPS, en prenant des photos et des vidéos, et en consignant les lieudits et les particularités importantes, comme les lieux de sépulture.

Quatre ans plus tard, on se retrouve avec 37 sentiers cartographiés, des centaines de photos, de longues listes de lieudits et des vidéos des sentiers. Des repères et des panneaux en Gwich’in et en anglais signalent maintenant les lieux importants et marquent le début et la fin des portages.

On rouvrira certains sentiers abandonnés, mais la forte croissance des arbustes, un effet des changements climatiques, rend la tâche ardue. « Il y a davantage d’arbustes maintenant », dit Smith. « Les sentiers délaissés sont rapidement envahis. Sur les sentiers, le long de ruisseaux, les saules et les aulnes deviennent si denses qu’ils entravent le déplacement. La réouverture d’un sentier est beaucoup plus difficile qu’avant. » D’autres sentiers où la nature a repris ses droits resteront intouchés, explique-t-elle. « Un grand nombre des sentiers pour traîneaux à chiens ne sont plus pratiques aujourd’hui, car les motoneiges ne peuvent les emprunter. Ils sont étroits et ponctués de montées et de descentes raides, particulièrement près des ruisseaux. Les chiens peuvent fouler ces accidents du paysage plus facilement que les motoneiges. »

Le succès des projets des Van Tat Gwich’in, dit Smith, témoigne de la qualité des membres du comité patrimonial et des aînés qui les ont précédés. « Ils veulent des renseignements précis pour eux-mêmes et font ce qu’il faut. Ils consignent leur patrimoine, non pas dans l’esprit d’un exercice savant, mais pour recueillir des connaissances vivantes et utiles. »


Voici le plus récent billet d’un blogue sur les questions polaires et la recherche connexe présenté par Canadian Geographic en partenariat avec la Commission canadienne des affaires polaires. Le Blogue polaire sera affiché en ligne toutes les deux semaines à cangeo.ca/blog/polarblog et certains billets seront publiés dans de prochains numéros du magazine. Pour de plus amples renseignements sur la CCAP, veuillez visiter polarcom.gc.ca.




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