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Iconic driftwood house preserved in Mackenzie Delta permafrost


Posted by in The Polar Blog on Thursday, January 22, 2015



The house excavation nearing completion, with the Mackenzie River in the background. Letitia Pokiak measures the location of an artifact on the rear alcove of the house. To the left and right can be seen the side alcoves, and the entrance tunnel extends downslope towards the river. (Photo: Max Friesen)

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For many Inuit, understanding how their elders and ancestors once lived is crucial to building a future that blends the best of the present with the best of the past.

Some of the clues to that past lie in the archeological record — objects that people have abandoned, dropped or discarded over the course of 5,000 years of daily life in the Arctic, and which now lie preserved in the frozen ground.

But the effects of a warming climate are putting that record in jeopardy, and archeologists and Inuit are working together to preserve it. “Climate change has massive impacts on Arctic archeological sites,” says University of Toronto archeologist Max Friesen. “It causes coastal erosion from bigger storms, as well as permafrost thaw and rising sea levels. The most affected area is the Mackenzie Delta. Some of the archeological sites there are already gone.”

Friesen works closely with the Inuvialuit Cultural Resource Centre (the Inuvialuit are the Inuit of the western Arctic), and has been surveying the coastline by helicopter, selecting the most important and threatened archeological sites for rescue.

At Kuukpak, on the East Channel of the Mackenzie River near Tuktoyaktuk, he made an exciting discovery: a magnificent driftwood house, one of the biggest traditional dwellings ever used by Inuit. No one alive today had ever seen one. “This kind of house is unique to the Inuvialuit and to the East Channel,” says Friesen. “It’s an iconic form, of great symbolic importance for Inuvialuit. And the house is beautifully preserved. It’s literally perfect.”

About 400 years ago when the house was built, Kuukpak was a large whaling camp where Inuvialuit hunted belugas during the whales’ annual summer migration. A total of around 1,000 people lived there and at nearby Kitigaaryuit, the largest concentration of Inuit anywhere at the time.

By Inuit standards of the day, the people at Kuukpak and Kitigaaryuit were wealthy. Unlike others — who had to comb the beaches, trade or travel far south to the treeline to get precious wood for sleds, kayak frames and tent poles — they had an unlimited supply of driftwood, courtesy of the Mackenzie River. While their fellow Inuit lived in modest snow houses or sod houses in winter and cooked over oil lamps, the residents of the East Channel spent the dark season in substantial driftwood houses and cooked over driftwood fires.

“This house would have housed from 15 to as many as 30 people: three families each occupying a separate log-walled and log-roofed alcove,” explains Friesen. “The main floor had a big hearth. Because the house is so well preserved we can see how it was built and maintained. And it’s full of beluga bones, harpoon and arrow heads, fishing net weights, copper and amber beads, combs, ulus (crescent-shaped knives) and so on. It’s amazing.”

Inuvialuit greeted the discovery with enthusiasm. “There’s been a lot of interest locally,” says Friesen. “I think it has really struck a chord. People know about these houses from elders, and they had even built replicas in Tuktoyaktuk based on oral history — but no one had actually seen one. Now, for the first time, we have a picture of this centrally important part of early Inuvialuit life.”

When Friesen travels back to the Mackenzie Delta this summer, he will concentrate on surveying other potential sites for rescue. But in 2016, he and his team will return to the remarkable Kuukpak house to uncover more of the clues to the Inuvialuit past that, for now, lie preserved in the permafrost.


This is the latest in a continuing blog series on polar issues and research presented by Canadian Geographic in partnership with the Canadian Polar Commission. The polar blog appears online every two weeks at cangeo.ca/blog/polarblog, and select blog posts are featured in issues of Canadian Geographic. For more information on the Canadian Polar Commission, visit polarcom.gc.ca.



 

Une maison de bois de grève emblématique préservée par le pergélisol du delta du Mackenzie

La maison d'excavation en voie d'achèvement est ici photographiée avec le fleuve Mackenzie en arrière-plan. Letitia Pokiak mesure l'emplacement d'un artefact sur ​​l'alcôve arrière de la maison. À gauche et à droite, on peut voir les alcôves latérales, et le tunnel d'entrée s'étend en pente descendante vers la rivière. (Photo : Max Friesen)

Pour de nombreux Inuits, il faut comprendre le mode de vie des aînés et des ancêtres pour bâtir un avenir où se conjuguent le meilleur du présent et du passé.

Les archives archéologiques cachent certains indices du passé — objets abandonnés, perdus ou jetés au fil de 5000 ans de vie quotidienne dans l’Arctique préservés par le pergélisol.

Malheureusement, les effets du changement climatique menacent ces archives, et les archéologues et les Inuits collaborent pour les conserver. « Le changement climatique a de profondes répercussions sur les sites archéologiques de l’Arctique », dit l’archéologue Max Friesen (Université de Toronto). « Cela entraîne érosion côtière en raison de plus grosses tempêtes, dégel du pergélisol et montée des océans. La zone la plus touchée est le delta du Mackenzie. Certains sites archéologiques ont déjà disparu. »

Friesen travaille étroitement avec le Centre des ressources culturelles Inuvialuit (les Inuvialuits sont des Inuits de l’Arctique de l’Ouest) et a survolé la côte en hélicoptère pour repérer les sites archéologiques les plus importants et les plus menacés afin de les sauvegarder.

À Kuukpak, sur le chenal East de la rivière Mackenzie, près de Tuktoyaktuk, il a fait une découverte emballante : une magnifique maison de bois de grève, l’une des plus grandes habitations traditionnelles érigées par les Inuits. Aucune personne vivante n’en avait vu une. « Ce type d’habitation est propre aux Inuvialuits et au chenal East », explique Friesen. « Il s’agit d’une forme emblématique d’une grande importance symbolique pour les Inuvialuits. Et la maison est magnifiquement conservée, littéralement parfaite. »

Il y a environ 400 ans, au moment de la construction de la maison, Kuukpak était un grand camp de chasse à la baleine où les Inuvialuits chassaient le béluga pendant la migration estivale annuelle des baleines. Au total, environ 1000 personnes vivaient à Kuukpak et dans la ville voisine de Kitigaaryuit, alors la plus grande concentration d’Inuits.

Selon les critères inuits de l’époque, les gens de Kuukpak et de Kitigaaryuit étaient riches. Contrairement à d’autres — qui devaient ratisser les plages, s’adonner au commerce ou atteindre la lointaine limite forestière au sud afin de se procurer le bois nécessaire pour fabriquer traîneaux, structure de kayaks et mâts de tente —, ils jouissaient d’un approvisionnement illimité en bois de grève, grâce à la rivière Mackenzie. Alors que l’hiver les autres Inuits vivaient dans de modestes maisons de neige ou des huttes de terre et cuisinaient à l’aide de lampes à huile, les résidents du chenal East passaient la période hivernale dans de spacieuses maisons de bois de grève et cuisinaient à l’aide de feux de bois de grève.

« Cette maison pouvait accueillir 15 à 30 personnes : trois familles qui occupaient chacune une alcôve aux murs et au plafond de rondins », explique Friesen. « Au rez-de-chaussée se trouvait un grand foyer. Vu le bon état de conservation de la maison, on peut déduire son mode de construction et d’entretien. On y trouve une foule d’objets, notamment : os de bélugas, harpons et pointes de flèche, poids de filets de pêche, perles de cuivre et d’ambre, peignes, ulus (couteaux en arc de cercle). C’est incroyable. »

Les Inuvialuits ont accueilli la découverte avec enthousiasme. « Les gens du coin ont montré beaucoup d’intérêt », dit Friesen. « Je crois que cela a touché leur corde sensible. Les aînés ont parlé de ces maisons à leur communauté et des répliques ont même été érigées à Tuktoyaktuk d’après l’histoire orale, mais personne n’en avait vu. Nous avons maintenant le portrait de cet élément d’une importance capitale pour les premiers Inuvialuits. »

L’été prochain, quand Friesen retournera au delta du Mackenzie, il s’attèlera à repérer d’autres lieux éventuels à sauver. En 2016, avec son équipe, il reviendra à Kuukpak pour étudier cette remarquable maison et découvrir encore plus d’indices sur le passé des Inuvialuits que cache encore le pergélisol.


Voici le plus récent billet d’un blogue sur les questions polaires et la recherche connexe présenté par Canadian Geographic en partenariat avec la Commission canadienne des affaires polaires. Le Blogue polaire sera affiché en ligne toutes les deux semaines à cangeo.ca/blog/polarblog et certains billets seront publiés dans de prochains numéros du magazine. Pour de plus amples renseignements sur la CCAP, veuillez visiter polarcom.gc.ca.




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