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La guerre navale a été un élément essentiel, peut-être même l’aspect le plus important, de la Guerre de 1812.


Le 18 juin 1812, le président américain James Madison signe une déclaration de guerre contre la Grande-Bretagne. La Guerre de 1812, comme on l’appelle maintenant, est l’aboutissement de l’accumulation de tensions entre la Grande-Bretagne et les États-Unis dont le commerce de plus en plus florissant avec l’Europe est menacé par les actions et les règlements des Britanniques dans les ports que contrôlent ceux-ci.

Rétrospectivement, certains historiens diraient que la Guerre de 1812 était inattendue et inutile. Les deux protagonistes avaient davantage intérêt à s’allier qu’à s’affronter. Une guerre outre-Atlantique ne pouvait représenter qu’une querelle accessoire contrariante pour les Britanniques, pris dans un conflit décisif avec Napoléon depuis près de 20 ans. Néanmoins, quand les hostilités sont déclenchées par la déclaration de guerre du président James Madison, les Britanniques ne sont pas disposés à laisser les ambitieux Américains s’accaparer de ce qui reste de leur empire nord-américain. Le Canada est alors la plus importante colonie de l’empire britannique et une source importante de bois pour la Marine royale. Par ailleurs, les Britanniques ne sont pas disposés non plus à modérer leur comportement arrogant sur les mers, qui irrite au plus haut point les Américains.

On a donné plusieurs noms à la Guerre de 1812 : « guerre incroyable », « guerre oubliée », « seconde guerre d’indépendance », entre autres. Avec le temps, au XIXe siècle, on en est venu à l’appeler plus couramment par l’année où elle a débuté, bien qu’elle se soit poursuivie jusqu’en 1815.

Si la guerre constitue un acte de fierté et d’ambition pour les Américains et si elle n’est qu’un événement périphérique pour les Britanniques, elle s’avère par ailleurs d’une importance critique pour les Canadiens. L’enjeu n’est rien de moins que le maintien du Canada dans l’empire britannique ou son annexion aux États-Unis étant donné que la guerre est destinée à se dérouler en sol canadien. Pour les Premières Nations, la guerre impose des choix désespérés. Elles voient leurs territoires rétrécir inexorablement à cause de l’expansionnisme américain, mais les Britanniques, avec qui elles se sont déjà alliées, les ont laissées tomber auparavant. « Les Britanniques ne s’intéressent à nous que lorsqu’ils ont besoin de nous », dira le chef iroquois John Norton. Néanmoins, les Premières Nations fourniront l’une des figures les plus nobles de la guerre : le chef shawnee Tecumseh, qui connaîtra une fin tragique.

La Guerre de 1812 n’aura pas l’envergure des grandes batailles napoléoniennes qui ont lieu à la même époque, mais on la mènera avec ferveur, jusqu’au sacrifice de sa vie au besoin. Ses théâtres d’opérations seront le nord du Michigan jusqu’à la Niagara, York (Toronto), le lac Champlain, le Maine, les îles Canaries, la Nouvelle-Orléans, Washington (D.C.) et même l’océan Indien. Ce sera une guerre peu concluante du point de vue militaire, mais, sur le plan politique, ses répercussions s’étendront jusqu’à aujourd’hui.

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Au début de la guerre, le major-général britannique sir Isaac Brock contribue à rallier les Premières Nations de la frontière ouest en s'emparant de quel fort?

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