Canadian Geographic
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Farming

La production primaire


La nature de la géographie du Canada soutient la structure de son organisation économique. Non seulement les écosystèmes des pêches de l’Atlantique, des forêts de l’Est et de la toundra fournissent toute une gamme de produits de base, mais ils jouent aussi un grand rôle dans la régulation du rythme des activités saisonnières et les modes d’exploitation.

L’agriculture a dominé l’activité économique dans la dernière partie du 19e siècle, fournissant aux alentours de 30 % de son produit national brut (PNB). Le secteur manufacturier et le secteur des services se disputaient la deuxième place et ont vu leur part du PNB croître durant cette période, pour pratiquement rejoindre l’agriculture en 1890. Une grande partie de ces secteurs, toutefois, continuait de dépendre largement de la transformation des ressources primaires. En 1870, par exemple, la mouture du grain comptait pour 18 % et l’industrie des produits forestiers pour au moins 14 % de tout le secteur manufacturier. En tenant compte de tous les produits forestiers, y compris le bois d'équarrissage (pin et bois franc), les billes de sciage pour les madriers, les planches et les panneaux et le bois de chauffage, les ressources forestières et leur transformation pouvaient représenter jusqu’à 20 % de l’ensemble de l’économie. Les pêches et la traite des fourrures, en dépit de leur présence continue dans de vastes régions, de leur importance dans le marché extérieur et de leur façon de vivre particulière, ne représentaient qu’une petite partie de la production canadienne.

Dans les années 1920, le secteur primaire ne jouait plus un rôle dominant dans l’économie du Canada. Déjà, en 1891, la production primaire comptait pour moins de 30 % de la production nationale et en 1926, il n’atteignait que 23 %. L’agriculture était encore très importante, mais sa position relative avait diminué malgré le peuplement de l’Ouest pendant la période de 1891 à 1926. La valeur de la production agricole n’a cru en moyenne que de 2,6 % par année, plus lentement que l’ensemble de l’économie, qui a connu une croissance annuelle moyenne de 3,8 % entre 1891 et 1926. Le secteur forestier, qui avait été le principal exportateur du Canada pour l'essentiel du 19e siècle, était en déclin. Bien que la production du bois à pâte augmentait sans cesse, compensant ainsi la croissance plus lente de la production de bois d'oeuvre, et que la mise en valeur rapide de l’industrie de la forêt en Colombie-Britannique qui compensait en partie le déclin dans l’est du Canada, la croissance de l’industrie forestière n'était en moyenne que de 3,3 % par année. La pêche était l'activité primaire connaissant la plus faible croissance, avec un taux de croissance annuelle moyenne de 1,2 % dans cette période de 35 ans.

Le secteur minier, avec une croissance annuelle moyenne de 4,5 %, a connu le rendement le plus impressionnant des industries primaires. Aux environs du tournant du siècle, la production aurifère a augmenté en flèche avec la ruée vers l’or. Puis, pendant la Première Guerre mondiale, l’exploitation du charbon et des métaux non ferreux a considérablement augmenté. La plus grande augmentation dans la valeur de la production minière a eu lieu au milieu des années 1920 grâce à la découverte de gîtes minéraux complexes comprenant à la fois des métaux précieux et des métaux communs.

Synopsis

Cette carte interactive permet à l’utilisateur de sélectionner, par un clic, une région et d’avoir accès à un tableau sur lequel figurent diverses données sur la répartition de la production primaire, la production agraire et forestière dans une province.









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